l'histoire...

Le hip hop est un mouvement culturel et artistique apparu aux États-Unis au début des années 1970 et qui, depuis, s'est diffusé dans le monde entier. Issu des ghettos new-yorkais, il mélange des aspects festifs et revendicatifs.
Les quatre principaux éléments de la culture hip-hop sont le rap, et plus généralement la musique hip-hop, le graffiti, le deejaying, le break dance et les autres danses hip-hop. On ajoute parfois aussi le beatbox, voire le street-language, le street-fashion, le street-knowledge et le street-entrepreneurialism.
Souvent assimilé au rap qui n'est pourtant qu'un de ses aspects, l'histoire du mouvement hip-hop se confond souvent avec celle du courant musical.
-Racines
On peut citer les griots, poètes et musiciens ambulants d'Afrique de l'Ouest arrivés comme esclaves en Amérique. La musique hip-hop s'inspire de la soul et du funk avec notamment James Brown et Isaac Hayes. L'influence du dub jamaïcain et des sound systems est également importante avec l'apparition de versions instrumentales de standards reggae sur lesquels viendront parler les hôtes des fêtes, appelés « Maîtres de Cérémonie ». Le blues apporte les dialogues musicaux (call and response) qui influenceront le toasting puis les battles.

Histoire du Hip Hop

Contexte
Les années 1950 et 1960 creusent le fossé entre la majorité blanche américaine qui profite du rêve américain et les minorités (en particulier noire et hispanique) dont les conditions de vie se dégradent. Les mouvements identitaires se forment et sont réprimés (notamment les Black Panthers) et leurs leaders disparaissent (Martin Luther King, Malcolm X). Les communautés des grandes villes, en particulier New York, se replient sur elles-mêmes dans des ghettos où les gangs prennent une importance sociale de plus en plus marquée. L'insécurité, la délinquance et la drogue font alors partie du quotidien.
Dans le même temps, la musique noire américaine affirme son identité et le funk et la soul deviennent des modes d'expression et de revendication privilégiés. Les pionniers de cette culture posent les fondations sur lesquelles sera bâti le hip-hop : James Brown, The Last Poets, Sly and the Family Stone, Gil Scott Heron ou Stevie Wonder.
La culture hip-hop naît de cet environnement défavorisé et des tensions sociales, raciales et politiques de l'époque. L'extrême économie des moyens à mettre en œuvre, l'utilisation de la rue comme scène ou lieu d'exposition, la spontanéité de l'improvisation contribuent à l'élaboration et à la propagation d'un mouvement culturel qui va dominer la fin du XXe siècle.

Les premiers tags
Dès le milieu des années 1960, les premières signatures apparaissent sur les murs de Philadelphie. Cornbread et Cool Earl inscrivent leur nom suivi du numéro de leur rue. Le phénomène se généralise et l'intérieur des rames de métro de New York est touché dès 1973. Le graffiti reçoit en 1971 une publicité considérable grâce à un article dans le New York Times : Taki 183 devient la première célébrité du graffiti. Le phénomène s'amplifie alors considérablement et, pour se faire un nom, les taggeurs commencent à couvrir l'extérieur des wagons afin de disposer de plus d'espace et d'être visibles par plus de monde. Les signatures deviennent alors des calligraphies élaborées.

Clive Campbell et les premières block parties
Jeune immigré de la Jamaïque où il était disc-jockey, Clive Campbell s'installe à New York en 1967. Passionné de funk, il organise des soirées dans la rue où il utilise le son de deux platines afin d'enchaîner les morceaux et de prolonger les passages instrumentaux durant lesquels les danseurs peuvent laisser libre cours à leur créativité. S'inspirant du style rythmé et parfois acrobatique de James Brown, les danseurs se lancent des défis et créent un style toujours plus impressionnant, innovant avec de nouvelles figures, introduisant des composantes de la capoeira ou des danses africaines. Les passages instrumentaux (ou breaks) se prêtant particulièrement à ce nouveau style de danse, les danseurs sont surnommés b-boys (pour break-boys) et se rassemblent dans des crews dont le plus célèbre est le Rock Steady Crew.
Ces block parties gagnent rapidement en popularité et Clive Campbell, qu'on appelle désormais Kool DJ Herc (en référence à son physique impressionnant) invite tour à tour un représentant de chaque quartier à animer la soirée. Les interventions deviennent rimées, rythmées et une émulation naît et de véritables joutes verbales s'organisent. En 1973, Le phénomène dépasse les frontières du West Bronx pour atteindre le South Bronx, où Afrika Bambaataa installe ses enceintes à la fenêtre de son appartement pour faire danser son quartier. Après le Bronx ce sont Harlem, Brooklyn et le Queens qui cèdent à la fièvre des block parties.
Grandmaster Flash crée la première table de mixage permettant d'enchaîner les disques sans interruption. Grand Wizard Theodore invente quant à lui accidentellement le scratch en posant les doigts sur le disque qu'il était en train de jouer ; il perfectionne sa découverte pour en faire un véritable instrument rythmique dont la maîtrise permet aux DJ's de se distinguer. Le scratch deviendra l'un des traits distinctifs de la musique hip-hop.
-Afrika Bambataa et la Zulu Nation
Aka Kahyan Aasim, leader des Bronx River Projects (une faction du gang Black Spades) fonde la Bronx River Organization, un mouvement cherchant à aider les enfants des ghettos à sortir de la spirale de la violence et de la délinquance. Son influence d'ancien chef de gang lui permet de dialoguer avec les jeunes de son quartier, Bronx River, et de canaliser leur agressivité dans une démarche positive de création artistique. Le 12 novembre 1974, la Bronx River Organization devient Zulu Nation, Aka Kahyan Aasim prend le pseudonyme d'Afrika Bombataa et inscrit son action dans une démarche de retour à la culture africaine. Il adopte la devise « Peace, Love and Having Fun » ou encore « Peace, Respect, Unity ».

La consécration
Dès 1978, la musique hip hop fait son apparition dans les clubs de Manhattan. Le premier disque rap sort en 1979 sur la face B d'un maxi 45T du groupe funk Fatback : King Tim 3 (Personnality Jock). En 1979, Sugarhill Gang reprend les meilleurs raps des block parties et Rapper's delight est un tube planétaire. Parallèlement, la pratique du graffiti urbain s'est propagée aux États-Unis puis en Europe. La culture hip-hop se répand et gagne en visibilité au cours des années 1980 et 90.

Éléments de la culture hip hop


La musique hip-hop
La musique hip-hop est basée sur le DJing et le chant rap. La musique est souvent un sample instrumental d'une chanson de soul ou de funk et notamment de leurs breaks, jouée en boucle par un DJ et sur laquelle un MC chante. L'utilisation du sampling (Sampler) et des boites à rythmes , a détaché les instrumentaux hip hop du seul vinyl.
Le MCing
Le MCing ou rap, est le chant rapide et saccadé de paroles souvent très imagées, riches en assonances et allitérations. Influencé par le Toasting et par des précurseurs dans le jazz ou le rock, il connaît un succès tel qu'on assimile parfois la musique hip-hop au rap.
Le DJing
Le DJing consiste à passer des disques simultanément, en les mélangeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques variées comme le scratch, le cutting, le Baby scratch ou le Crab. Plusieurs Djs sont maintenants des stars tels que DJ Premier, ancien coéquipier de Guru dans leur groupe Gangstarr, et DJ Craze, qui remporte tournoi sur tournoi !
Le Beatboxing
Le Beatboxing est une technique de percussion vocale qui consiste à créer des rythmes en imitant une batterie avec la voix. Inventé, par Doug E. Fresh, il a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour revenir vers la fin des années 1990 .

La danse hip-hop
La danse hip-hop appparaît avec le breakdance, une danse caractérisée par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Les danseurs sont également appelés breakers, b-boys, ou b-girls.
Le graffiti
Le graffiti hip-hop est un phénomène omniprésent dans le paysage urbain. Le graffiti (également appelé tag) permet au graphiste de marquer son empreinte et de s'approprier son environnement. Généralement réalisé à l'aide de bombes aérosols, sa pratique nécessite adresse et entraînement et constitue une véritable technique artistique. Celle-ci fait intervenir de nombreuses notions plastiques (stylisation, géométrisation, équilibre, etc.) mais se trouve également en relation avec d'autres domaines artistiques (infographie, photographie, bande dessinée, etc.)
En tant que mode d'expression artistique, le graffiti est également porteur d'un message. Illégal, il est un signe de révolte et d'affranchissement.

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 18:09

Modifié le dimanche 21 janvier 2007 07:05

break dance et danse debout

break dance et danse debout
Il y a souvent eu un amalgame entre la break dance et d'autres danses. Quand la presse s'intéresse à la break dance, au début des années 1980, elle ignore qu'une véritable culture de la danse a toujours été omniprésente aux États-Unis. La presse y voit un phénomène spontané et labellise toutes les nouvelles danses sous le terme unique de break dance.
Parmi ces danses qui furent assimilées à la break dance, on peut citer :

le JB (imitation de James Brown, dont le Good Foot et le Popcorn)
le Funky Chicken (qui donnera le locking)
le Hustler
le Smurf
le locking (tel que développé par Don Campbell)
le popping
le voguing
l'electric boogaloo
le new style
le waving

Ces danses n'ont aucun lien avec la break dance. En fait, elles lui sont toutes antérieures. Elles sont très populaires à l'époque des débuts de la break dance, donc certains b-boys l'incluent dans leurs routines.
Pour tous ceux qui s'intéressent à ces danses, l'émission Soul Train est une véritable mine d'or.

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 18:34

Modifié le dimanche 21 janvier 2007 07:06

Trailer Juste Debout 2005 Funk style

admirez,tout simplement!!(pti changement de titre...merci yannick!lol)

# Posté le jeudi 28 décembre 2006 06:15

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 09:14

Funk style

Funk style
Les Funk Styles sont nés dans les années 1970
en Californie sur la côte Ouest des Etats Unis.
Ces danses, notamment le Locking, le Wacking, le Popping et le Boogaloo furent plus tard
connectées puis assimilées à la culture "Hip Hop" New-Yorkaise.

Popping / Boogaloo
Créé par Sam "Boogaloo Sam" Salomon et son groupe The Electronic
Boogaloo Lockers durant les années 70.

Inspirés par les mouvements de dessin animé, le mime et la vie quotidienne,
The Electronic Boogaloo Lockers innovèrent plusieurs styles de danse
notamment le Popping et le Boogaloo. Ce groupe donna naissance au
célèbre groupe : The Electric Boogaloo's

Locking
Créé par Don "Campbellock" Campbell et son groupe The Lockers au tout
début des années 70. Le locking est un mélange des danses de club des
années 70 et des mouvements acrobatiques des danseurs de claquettes.

The lockers avec leur popularité ont révolutionné le monde de la danse
et posé les fondations pour toutes les autres formes de Street Dance.

# Posté le jeudi 28 décembre 2006 06:27

Modifié le mardi 15 mai 2007 11:00

Funky Mr TICK!!!

Je ne peux pas commencer ce blog sans vous parler de celui qui m'a motivé encore plus pour le hip hop...de celui qui,tous les samedis,nous fait transpirer comme des oufs(mais pourtant on kiffe!)........


MR TICK...!Merci pour tout ce que tu m'a apporté depuis le début,et merci pour tes cours...que je cherche depuis tant d'années!!lol




clique ici pour voir son site!
Funky Mr TICK!!!

# Posté le jeudi 28 décembre 2006 12:07

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 12:29